30.10.13

Frère & sœur



Entre ces deux-là, c'est amour et tendresse, puis claques et je t'embête.
Elle pince, il tape.
Elle mord, il pousse.
Ils veulent toujours le même jouet, le même biscuit, le même bonbon, la même glace!
Ils doivent avoir la même chose dans leur assiette.
Ils veulent sortir du bain en même temps (mais comment vous expliquer, je n'ai pas 4 bras!).
Je dois tout acheter en double.
Si je fais un câlin à l'un, l'autre rapplique.
L'un a soif, l'autre aussi.
Elle lui pique ses jouets, il crie et s'énerve.
Il lui prend sa balle, elle hurle.
Elle le suit partout, ça l'énerve. Il veut jouer, elle casse tout.

Mais quand il pleure, elle lui caresse les cheveux.
Quand elle crie parce qu'elle n'a pas ce qu'elle veut, il la prend dans ses bras.

J'explique les choses des dizaines, des centaines de fois.
Prêter, demander, ne pas arracher, ne pas jeter... pas taper, pas pincer, pas mordre...
Tous les jours, ces mêmes phrases!

Quand vont-ils jouer ensemble plus de 5 minutes sans se disputer?


20.10.13

Un peu de déco... {Avant/Après}

J'ai la collectionnite aigüe des meubles. Je ne sais pas d'où ça me vient. En plus de vouloir tout le temps les changer de place, j'aime bien en changer tout simplement.
J'aime voir évoluer ma maison et tout ce qui s'y trouve dedans. C'est normal aussi que les choses changent en fonction de nos besoins. En s'installant dans la maison, nous n'étions que deux.
Les meubles sont presque tous passés par les trois étages. Je suis toujours à la recherche d'une mise en place plus optimale. Et parfois rien que le fait de changer la disposition, je me sens mieux! Je me dis que là, c'est parfait... pour quelques mois!

Hier encore, j'ai changé la disposition des meubles dans la chambre des enfants (à la demande de mon fils). Serait-ce héréditaire? C'est venu très tôt chez moi... Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours changé les meubles de ma chambre chez mes parents.

Bref, tout ça pour dire que j'ai déniché des petites perles sur ebay ces derniers temps dont un grand buffet des années 50. Un vrai coup de cœur pour ces formes. Mais la couleur du bois ne me plaisait pas. Quelques couches de peinture et je l'adore! Il est parfait pour la chambre de jeux des enfants. Mais qui sait, peut-être qu'il changera d'étage un jour...



Bon dimanche!
Bonnes vacances pour les petits écoliers français.
Ici les vacances ne commencent que dans une semaine!

11.10.13

Le jour où je t'ai mis au monde.



Quatre ans, c'est le temps que j'ai mis pour enfin mettre des mots sur ce moment si important, la naissance de mon premier enfant. 
Une césarienne en urgence sous anesthésie générale, ça laisse des traces. 
Des traces que j'ai tenté d'occulter... Dès les premiers jours, je me disais "Mon bébé est en vie, moi aussi, tout va bien. Je profite de mon bébé en bonne santé, je ne vais quand même pas me plaindre. Tout va bien." 

Mais en fait, non... tout n'allait pas bien.

Un énorme sentiment de culpabilité et d'échec m'a envahie. 
Je n'ai même pas pu pousser. Je n'ai pas entendu son premier cri. Je n'ai pas vu ses yeux s'ouvrir sur le monde. Je ne l'ai pas eu contre moi. Je n'avais pas le papa près de moi. Je n'ai pas vu le regard du papa quand il a découvert son fils. Je n'ai pas pu me lever pendant 36 heures.
Au moment de me poser le masque sur le visage pour m'endormir, j'ai cru que je ne verrais jamais mon bébé. 

Durant sa naissance, j'étais morte. Inconsciente. Absente. Pas là.

C'est en allant voir une madame pour régler un autre problème que je me suis libérée... J'ai beaucoup pleuré. J'ai réalisé tellement de choses, la relation que j'ai avec mon fils, la relation que j'ai avec son papa. Tout s'entrecroise... Et ça fait du bien de comprendre.
Ça restera à jamais une blessure, un échec mais j'apprends à vivre avec. Je sais que je ne suis pas responsable mais je me sens coupable d'avoir raté ce qui était sensé être un moment si unique.

Ça fait plusieurs mois que je veux écrire ce texte, la pudeur me retient. 
Mais je me dis que cela peut servir...
Une césarienne n'est pas à prendre à la légère. Il faut en parler.